Lors du Salvagny Country Tour 2009, l'American Culture Scope a interviewé l'un des groupes australien qui ne cesse de monter, Jetty Road. Il s'agit d'une interview exclusive ACS. Nous vous rappelons que le groupe a accordé un live exclusif après cette interview, seulement pour l'American Culture Scope.
Une interview exclusve CMP TV HD
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L’interview
est disponible en vidéo et en version manuscrite.

Jetty Road et Shepaprd
American Culture Scope: Pour
ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous présenter en quelques mots
?
Simon Ross: Oui, nous sommes Jetty Road, un groupe de country musique, originaire d'Australie avec des influences de folk, pop et rock. Nous voyageons de par le monde pour donner des concerts, notamment en France, en Europe, au Canada mais aussi dans notre pays, en Australie.
Lee Bowman: Et je m'appelle Lee.
Paula Bowman: Et moi Paula.
Julien Sammut: Je suis Julien.
Simon Ross: Et moi Simon.
ACS: C'est pour moi.
Jetty Road: (rires).
ACS: Comment décririez-vous la musique que vous jouez ?
Lee :
Il y a un peu de tout, je dirais. Nous avons tous eu tellement d'influences musicales différentes depuis l’enfance, que nous n’avons pas qu’un seul style bien défini. Je dirais que c'est un mélange de country et pop, un peu de folk et aussi un peu de rock.

De Gauche à droite: Simon & Julien de Jetty Road
ACS:
Après le lycée, Paula a étudié la photographie et Lee le
secteur des services, mais après un an en dehors du monde musical, vous avez
toutes les deux décidés de revenir à la musique. Est-ce que la musique vous
manquait à ce point ? Qu'est ce qui vous à fait revenir ?
Lee : Oui !
Paula : C'était vraiment une expérience très étrange d'arrêter quelque chose qui était si importante dans notre vie. D'arrêter pendant un an. Même si nous aimions ce que nous faisons, sans la musique notre vie était complètement différente. Nous nous sommes rendus compte que ce nous voulions réellement faire dans la vie, c'est de chanter.
Lee : Exactement, c’est ce qu’on apprend quand on est éloigné de quelque chose pendant si longtemps, et un an nous semblait être vraiment très, très longtemps, donc oui nous savions dans nos cœurs exactement ce que nous voulions faire.
ACS: J’imagine bien.
ACS: Vous
êtes alors allé à une école de musique à Melbourne en Australie. C'était une
bonne idée ?
Lee & Paula : Oui en fait, c'est là que nous nous sommes rencontrés.
Lee : C'était très concret, en fait, ce qui était la meilleure qualité de cette école. Nous sommes allés là bas et beaucoup d'écoles vous enseignent le coté théorique de la musique, mais cette école nous enseignait comment jouer et gagner notre vie grâce à la musique. Je ne pense pas que beaucoup d'écoles le font, et ça nous a tous aidé parce que nous avons pu pratiquer ce que nous y avons appris et nous gagnons notre vie et avons une carrière musicale.
Paula : C'était bien. Ils enseignaient aussi tous les styles de musiques.
Simon : Et pas seulement de la country.
Paula : Oui pas seulement de la country. Il y avait du classique, du jazz, de la pop et du rock. Et quand on apprend la musique en tant que musique, ont peut décider ce que l’on aime. Et c’est ce que nous avons fait. Après ça, nous avons décidé de faire ce que nous aimions.
Lee : Et julian, toi et ...
Julien : Simon et moi étions en piano jazz, ainsi qu'en piano classique.
Simon : Nous ne passions pas beaucoup de temps à faire de la country à l’époque, mais ces jours-ci nous passons tout notre temps à jouer de la country.

ACS:
Pourquoi avoir choisi la country et non pas de la pop ou
du rock n roll ?
Simon : Je pense que c'est une combinaison de choses. Du fait que les filles écoutaient beaucoup de country musique en grandissant. Et quand nous écrivions un style de musique plus populaire avant de commencer Jetty Road, nous présentions notre musique à des maisons de disques et ils disaient souvent « c’est de la bonne musique, mais un peu trop country pour être mainstream. » Et du coup on a été un peu poussés dans cette direction, on a fini par sortir un album de « pop » avec quelques chansons country et on l’a amené au plus grand festival d’Australie et nous avons vendu tellement d’albums qu’on s’est dit « on doit faire ça plus, c’est excellent ! ».
Lee : Oui, je pense que c’était très naturel pour nous, c’est la musique qui ressort naturellement, et nous aimons la country parce que c’est une musique vraie, qui a une âme, et c’est un véritable privilège pour nous de monter sur scène et jouer ce style de musique.
Simon : Nous sommes beaucoup plus confortables maintenant que quand nous écrivions de la music « bonbon », de la musique pop acidulée au tout début des années 2000.
Lee : Oui.
Paula : Nous aimons la country parce qu’elle raconte des histoires de tout le monde. Et maintenant nous écoutons la radio, et parfois quand il n’y a pas de country qui passe, on a l’impression qu’il y a un manque.
Paul Bowman
ACS: En 2008, vous avez joué à l’un des plus
grands festivals de musique country au Canada, le Dauphin CountryFest. Pour
nommer quelques artistes qui s’y sont produits, il y a Keith Urban et
Alan
Jackson. Qu'avez-vous ressenti sur cette scène ?
Lee : C’était énorme pour nous, c’était vraiment le plus grand festival auquel on avait joué.
Simon : Oui, à l’époque.
Lee : A ce moment-là.
Simon : C’était assez flippant, on n’avait jamais rien fait de pareil, vraiment, on avait fait quelques grands concerts en Australie, et puis d’un coup on se retrouve au Canada et puis nous avons ce concert sur la scène principale le même jour qu'Alan Jackson, quelques heures avant lui, et oui c’était assez flippant. Mais on a survécu !
Lee : C’était impressionnant… C’était… C’était comme si on planait quand on a joué à ce festival, c’était magique, on avait envie d’y retourner et on y est retourné cette année, au Canada et aux Etats-Unis et ça devient…
Simon : Oui, après y avoir goûté l’année dernière nous avions voulu faire l’un des plus gros festivals cette année alors nous avions fait Dauphin et puis cette année on a fait Big Valley Jaboree, Merat Mountain Fest et puis We Fest juste de l’autre côté de la frontière aux USA et à We Fest, nos voisins backstage étaient Brooks & Dunn, et ensuite il y avait Taylor Swift !
Paula : Oui et c’est génial parce que nous avons pu rencontrer les gars de Brooks & Dunn, on était à côté de la scène pendant leur spectacle, et c’était pareil pour Taylor Swift et oui, c’est une expérience où on apprend beaucoup parce qu’on va là-haut et on regarde les spectacles de ces gens, des spectacles où ils ont mis beaucoup d’argent, alors…
Simon : Ces gars sont des légendes et au Merat Mountain Fest on a joué près de Kenny Chesney, sur la même scène que lui, et puis qui était ce grand gars, Tim Mc Graw.
Lee : Glen Campbell nous regardait jouer, alors c’était une grande aventure qui je l’espère ne touche pas à sa fin, mais commence seulement.
ACS: Est-ce que d’autres artistes célèbres, comme
Tim Mc Graw
et Kenny Chesney,
sont aussi connus en Australie ?
Simon : Ouais.
Paula : Ils sont célèbres, très connus. Mais ils ne viennent pas, n’est-ce pas ?
Lee : C’est loin.
ACS:
Et Brooks
& Dunn ?
Lee : Oui, eux, ils sont venus.
Paula : Ils viennent régulièrement en Australie.
Lee : Brooks & Dunn, Sugarland, sont venus, je réfléchis s’il y en a d’autres…
Simon : Il n’y a pas beaucoup de groupes qui viennent.
Lee : Glen Campbell vient cette année. C’est un long vol de 24 heures. Ils n’ont pas vraiment envie de le faire, mais nous sommes courageux, nous sortons pour voir ce qui se passe en dehors de l’Australie.
Simon : Ce qui est marrant avec nous c’est qu’il n’y a pas beaucoup de groupes Australiens qui viennent jouer ici, et Keith Urban est l’un des seuls à le faire, mais il vit aux USA maintenant. Mais pouvoir jouer dans le même lineup que ces artistes, personne en Australie ne peut le faire parce qu’ils sont à l’autre bout du monde, alors c’est assez chouette.

Simon Ross
ACS: C’est difficile, parce qu’on sait que Keith Urban est Australien, mais pour la plupart des gens, c’est un Américain.
Paula : Ouais.
ACS:
C’est
un peu étrange, mais vous êtes Australiens, alors…
Paula : Oui, nous le savons, en Australie tout le monde sait qu’il est Australien. On dit « c’est le nôtre ! ».
Simon :
Tu savais qu’il a vécu pendant ses 5
premières années en Nouvelle Zélande ? Alors
ACS: Non, je ne le savais pas. Vous avez joué
au CMA Global Artist Showcase, au premier festival mondial, le CMA Music
Festival à Nashville, au Tenessee. Est-ce que c’était une bonne expérience pour
vous ?
Lee : Oui, d’aller à Nashville, je crois que tout le monde veut aller à Nashville pour être dans la capitale mondiale de la musique country, et c’était incroyable d’être en ville où sont tous les grands artistes, comme Keith Urban, Faith Hill, Carrie Underwood, tellement de personnes différentes qui jouent.
Et on a pu les voir en concert, et je ne sais pas, c’est une énorme machine, cette ville de Nashville, il y a tellement de musique country là-bas, tellement de business et c’était vraiment une expérience où l’on a beaucoup appris, d’être à Nashville et d’y jouer. Nous avons beaucoup aimé.
Simon : C’est vraiment une ville musicale, c’est ce qu’on ressent quand on y est. On marchait dans l’accueil de notre hotel un jour et ce type énorme se rapproche de nous, Trace Adkins.
Paula : Ouais !
Simon : Presque aussi grand que le plafond. Il est vraiment très grand.
Paula : On a pris une photo avec lui, et Lee et moi on n’arrivait même pas à ses épaules, c’était très amusant.
Simon : C’est Nashville. Le prochain gars qu’on voit dans la rue pourrait être Tim McGraw, c’est fou.

De gauche à droite: Lee et Paula
ACS:
Vous étiez le premier groupe de country à
vous produire au Hard Rock Café à Paris, vous faites des tournées au Canada, aux
USA et en Europe pour votre nouvel album « A million miles ». Quels sont vos
projets pour la suite ?
Lee : Nous espérons que c’est un début, nous espérons que c’est le début de quelque chose qui continuera à grandir.
Paula : Je pense que l’année prochaine, quand on rentre de cette tournée, ici en Europe, nous prendrons quelques semaines de repos, puis nous commencerons une tournée en Australie. Mais ensuite l’année prochaine nous retournons au Canada, aux US et aussi en Europe, aux festivals et…
Simon : Pour tout recommencer.
Julien : Et puis faire un autre album.
Jetty Road: Ouais.
Simon : Ouais, nous n’aurons pas de nouvel album pour l’année prochaine mais peut-être celle d’après mais oui, c’est difficile de tout faire à cause de l’emploi du temps chargé, mais ce qui prend le plus de temps, c’est les voyages, aller en avion, en train et en voiture.
Lee : Oui, c’est à peu près ça.
ACS:
Est-ce que vous prenez le temps de visiter
le pays où vous chantez, avec votre emploi du temps chargé ?
Lee : Oui, alors on fait un peu des deux, un peu comme demain, quand on partira, on va en Allemagne. Et puis on doit jouer demain soir. Alors c’est très serré mais cette semaine on avait quatre jours de repos, alors on a pu rester dans une petite ville. Et expérimenter l’atmosphère et l’accueil français. Et c’est ça qui rend notre voyage agréable, qu’on puisse se détendre. On adore ça.
Simon :
Oui, trois pays ce week-end, en trois jours.
ACS:
Puisque vous êtes originaires d’Australie,
et que vous chantez devant un public mondial, pourriez-vous nous expliquer s’il
y a des différences entre la country Américaine et la country Australienne ?
Paula : Oui, c’est différent.
Simon : Absolument, oui.
Paula : Que penses-tu, Jules ?
Julien : En Australie il y a la musique country Australienne traditionnelle, les gens chantent Slim Dusty et John Williams et chantent sur le bush Australien et la vie rurale, c’est toute une sonorité et je pense aussi qu’ils incorporent vraiment l’accent Australien, plutôt qu’un accent plus universel, que beaucoup de gens utilisent, nous y compris. C’est bien, si nous avions des exemples ici nous…
Simon : Oui, alors notre accent n’est pas si Australien si on le compare à quelques artistes, mais il y en a d’autres qui ont l’air encore plus Américains que nous, nous sommes internationaux, c’est-à-dire un peu au milieu, tandis que certains artistes sont tellement Australiens qu’on n’y croit pas. Tu ne comprendrais probablement pas ce que je raconte !
Paula : J’allais le dire, tu ne comprendrais sûrement pas.
Lee : Et je pense que quelque soit l’industrie où l’on travaille, en Australie il y a la country traditionnelle, et il y a la nouvelle country qui arrive. Et c’est pareil aux US. Les gens sont soit traditionnalistes et aiment leur vieille country, et puis il y a ceux qui aiment la nouvelle country, et ça doit être pareil en France, c’est partout pareil.

Simon Ross
ACS:
Vous faites une tournée pour promouvoir
votre album « Life at a Million Milies », pourriez-vous me dire ce que signifie
cet album pour vous, quelle est l’histoire derrière cet album ?
Paula : L’album parle de notre style de vie bohème, je pense, et la vie sur la route, parce que quand nous écrivons, c’est d’expérience personnelle. Et puisque depuis notre dernier album, nous avons fait beaucoup de tournées, non seulement en Australie, mais tout autour du monde. Alors quand on écrit à partir de notre expérience, cela va bien sûr venir de nos voyages et de notre vie libre. Et certaines de ces chansons sont universelles, peuvent être connectées à tous, que ce soit sur le travail, ou l’amour, mais il y a toujours ce fil conducteur bohème.
Simon : Est-ce que c’est compréhensible ? On écrit sur ce qu’on fait. En gros. Je veux dire qu’on n’est jamais à la maison alors on écrit sur le fait de ne jamais être à la maison.
Paula : Mais parfois je pense que c’est important que même si on s’inspire de nos expériences, que ce ne soit pas toujours littéralement parce que les fans doivent pouvoir s’identifier aux chansons et en faire une partie de leur vie, aussi. Si on parle d’un bus de tournée, ils ne comprendraient pas nécessairement.
Julien : Oui, nous ne sommes pas si nombrilistes.
ACS:
Avez-vous une chanson préférée sur cet
album, et pourquoi ?
Paula : Oh, nous devrions tourner pour répondre…
Simon : C’est différent pour chacun.
Paula : C’est laquelle, ta préférée ?
Simon : Eh bien, j’aime celle qui est bluegrass, The Road to Nowhere, qui est sur la route qui va nulle-part, tu n’arrives jamais réellement à destination, tu vas d’endroit à endroit, sans jamais arriver à la fin. Mais j’aime vraiment le violon et la mandoline dessus. On a quelques gars de Nashville qui ont joué dessus, alors je la trouve vraiment, vraiment cool.
Julien : Ma préférée, je pense, c’est Running With The Wind.
Lee : Je suis pareille que toi.
Paula : Je suis pareille qu’eux !!!
Lee : Mais je dois dire, il y a des moments où A Million Miles est celle dont je suis la plus fière. Ca dépend. Quand tu écoutes la musique, tu entends des choses différentes selon le moment de l’écoute et tu te dis « mais oui, j’aime celle-là aussi ! » Elles sont toutes notre bébé, les chansons sont nos petits bébés…
Paula : Je pense que ce qui est important, c’est qu’au moment de composer un album, enfin c’est ce que nous aimons faire puisque on voyage tellement, nous aimons composer quelque chose qui voyage bien en voiture pour qu’on puisse écouter l’album entier et l’apprécier.
Simon : Nous avons arrêté de l’écouter dans la voiture.
Lee : Oh non non non nous ne l’écoutons pas.
Julien : Ma chanson préférée évolue de temps en temps. La semaine prochaine j’en aimerai peut-être une autre.
Simon : La chanson «A million miles » vient de passer 6 semaines en numéro 1 en Australie, notre petit bébé. Alors ça c’était génial. C’était une grande nouvelle.

Jetty Road
ACS:
Comment faites-vous pour écrire une nouvelle
chanson ?
Simon : Comment ? C’est différent à chaque fois. En général, quelqu’un trouve quelque chose, un riff de guitare ou quelques accords ou quelque chose. Et puis nous nous asseyons tous pour voir ce qu’on peut faire avec. On part de là.
Lee : Je pense que parfois on s’assoit tous ensemble pour écrire.
Paula : Nous prévoyons des sessions d’écriture de musique dans nos plannings.
Lee : Alors on s’assoit et on improvise. Et on voit ce qu’on peut faire. Alors nous avons plusieurs méthodes.
Paula : En fait, parfois les gars s’assoient et jouent des solos de guitare et des mélodies sur leurs instruments et ce sont parfois ces sessions qui nous donnent des idées.
ACS:
Quelle est la meilleure partie pour vous ?
Ecrire des chansons, jouer devant un public ou enregistrer un album ?
Lee : Question difficile.
Paula : On va tourner dans ce sens, parce que je pense qu’on aura tous une réponse différente…Pour moi c’est un mélange entre l’écriture d’une bonne chanson, c’est toujours excitant, mais aussi être sur scène dans un grand festival et avoir la foule qui chante sur les paroles de tes chansons et qui apprécie ta musique, ça c’est ce que je préfère.
Lee : Je pense que c’est le fait de se produire devant un public. Mais c’est la performance de sa propre musique. C’est ça que j’aime. Jouer notre musique pour d’autres personnes. C’est ce que j’aime le mieux.
Julien : Moi aussi j’aime être sur scène, mais il y a un certain élément dans l’enregistrement que j’aime aussi.
Lee : Oui, nous te détestons !
Julien : C’est ma propre forme de torture.
Simon : Ouais, il pense que manger du curry et enregistrer un album, sont les meilleures formes de torture.
Paula : Et toi, Simon ?
Simon : C’est notre producteur principal, en fait.
Paula : Ouais, c’est lui.
Lee : Alors tu t’assoies dans le studio et
Simon : Ce n’est pas notre producteur de curry, ça c’est notre manager. Ben, je pense que c’est ce que Paula a dit, les deux choses pour moi sont ce moment où tu sais que tu as écrit une bonne chanson, et puis la jouer live, devant une foule. Ca, c’est imbattable. On ne s’en lasse jamais.
Lee : Mais pour une raison quelconque toute l’intensité d’aller dans un studio et enregistrer, parce que c’est intense. Que ce soit vraiment un moment heureux ou très très passionné, enflammé parfois parce que tu veux, tout le monde veut le meilleur résultat possible. Et on veut tous certains détails qui n’arrivent pas toujours à y rentrer. Donc c’est un processus très intense. Et je pense que dès qu’on finit un album on souffle un peu et on se dit « Merci Seigneur ! », c’est fini pour encore quelques années.
Simon : De la torture, comme le dit Lee.

ACS:
D’où viennent vos influences musicales ?
Simon : De partout.
Paula : Nos parents. On écoute beaucoup de leur musique. Abba, j’aimais beaucoup la musique de Abba et…
Lee : Dolly Parton.
Paula : Dolly Parton.
Lee : Patsy Cline.
Paula : Et on était assises là et on harmonisait ensemble sur les sœurs Angie, on écoutait un peu de leur musique mais beaucoup de musique des années 80. C’est de là que viennent les mélodies. Et on transposait ces mélodies sur de la country. On fait un mélange des deux influences.
Lee : Je pense aussi Olivia Newton-John, mais les choses changent.
Paula : Y’a aussi Linda Robster et qui d’autre ? On aime Willy Nelson, je l’écoutais avant.
Lee : John McLain… On pourrait continuer longtemps comme ça.
Simon : Les gars, nous sommes rock. On était des rockers des années 80. On avait même les cheveux.
Paula : Ils avaient même les cheveux !
Julien : Nous écoutions aussi toutes sortes de musiques, je n’aime pas écouter un seul genre. Ça devient ennuyeux. Désolé, je ne veux offenser personne qui n’aime qu’un seul genre. J’écoutais
Alvin and the Chipmunks quand j’étais vraiment petit. Puis John Denver et The Village People. Et puis comme tu sais j’ai commencé le hard rock et puis le classique et le jazz.Lee : AC/DC
Simon : AkaDaka, voilà un bon groupe local, un groupe Australien. Ils ont joué ici récemment, non ?
ACS: Oui, je pense.
Lee : Alors nos goûts sont variés.
Paula : Nous avons tous nos influences différentes et tu peux nous imaginer nous regroupant ; si l’un d’entre nous n’était plus dans le groupe, nos chansons seraient différentes.
Lee : Mais je pense qu’aujourd’hui, nos influences ont changées, parce qu’on écoute plus de musique country. Nous aimons vraiment les Dixie Chicks. Et Carolyn Dolan Johnson, du Canada. Nous écoutons Keith Urban, Little big Town. Et…
ACS:
Sugarland ?
Lee : Oui, Sugarland !
Paula : Nous adorons Sugarland.
Lee : Donc il y a beaucoup de groupes country qui nous inspirent.
Simon : Tu as vu Sugarland quand ils étaient ici ?
ACS: Oui, ils étaient à Paris et j’ai eu assez de chance pour avoir une interview avec Christian Bush et les voir en backstage. C’était vraiment génial parce que ce sont des gens très vrais, et ça se sent quand ils chantent, quand on les rencontre c’est génial. C’est vraiment un groupe de musique country.
ACS:
Million Miles a
été numéro 1 pendant 5 semaines consécutives
Paula : Maintenant…
Lee : Six !!

ACS:
Pendant 6 semaines consécutives sur la radio
country Australienne. Quelles sont vos réactions par rapport à cela ?
Paula : Je n’y croyais pas !
Lee : Excitée !
Paula : C’est surtout arrivé quand nous étions au Canada, c’était arrivé au numéro 1 là-bas. Et la dernière fois que nous étions au Canada, nous avons également eu notre premier numéro un sur la chaîne télé de musique country. Alors oui, quand on aura notre prochain numéro un quand on sera au Canada, on pensera que le Canada nous porte bonheur…
Simon : C’était bizarre parce qu’au Canada c’était numéro 1, en rentrant à la maison c’était encore n°1 et puis on arrive ici et c’est encore n°1. Mais c‘est fini maintenant. Je dois annoncer que c’est fini.
Lee : Ca pave la route pour le prochain à sortir, et on espère que celui-là aura autant de succès, alors nous étions très très excités et reconnaissants d’être en tête de classement pendant 6 semaines, c’est très spécial.
ACS: C’est génial.
Simon : Oui, j’ai regardé dans le passé puisque je fais ce genre de truc et c’est la 8e chanson de tous les temps en Australie qui a fait ça, donc c’est dans le top 8 de tous les temps.
ACS: C’est tout naturel.
Simon : Très drôle.
ACS:
Vous êtes en France en ce moment, mais vous
serez bientôt en Allemagne et en Suisse. Prendrez-vous quelques journées pour
visiter ces pays ?
Paula : Nous l’avons déjà fait, je crois.
Simon : Ce qui arrive en Europe c’est que la plupart des festivals sont le week-end et puis en semaine il n’y a pas grand-chose à faire à part le tourisme et ce genre de choses. Au Canada nous avons remarqué que pour une raison quelconque il y a plus de choses que nous devons faire, des rendez-vous en milieu de semaine. Ce qui est bien ici parce qu’on peut visiter. La semaine prochaine nous restons dans une ferme à moutons en Suisse.
Lee : Mais nous mangeons beaucoup de fromage ici, on apprécie le fromage. On aime le vin. C’est ce que nous avons fait cette semaine. Ca a été merveilleux.
Julien : Les gens ici sont tellement sympas. Et ils aiment partager leur culture avec nous également. Oui, on aime être ici.
Paula : Quand nous étions là, il y a combien de mois déjà ? Avant le…
Simon : Deux mois ?
Paula : Avant les tournées Canada et US, oui, on est resté à Paris et on a fait des tournées dans le sud aussi donc je pense qu’on est vraiment allé…
Simon : Et « Beurk », tu connais « Beurk » ?
ACS: Non.
Paula : Vers le Nord. Alors on en a vu une bonne partie, je pense, de la campagne française. Et on a beaucoup aimé. On reviendra.
ACS:
Vous chantez déjà aux USA, au Canada, et en
Europe. Est-ce que vous aviez imaginé cela en commençant ?
Lee : Ben… moi oui. Parce que ça faisait partie de mes rêves. J’en ai toujours eu envie. Je ne sais pas si c’était juste moi, ou nous, Paula et moi, on a toujours eu envie de chanter, de chanter autour du monde. Et quand on est petit on en rêve. Donc oui maintenant on le fait et on est très heureux.
Simon : Oui, j’espérais que ce serait le cas. Mais on ne peut jamais vraiment prévoir les réactions, et l’Europe, ça a été dingue.
Paula : Ce qui est bien. Dingue, c’est bien.
Lee : Pas au mauvais sens, c’est bien.
Simon : Nous avions pensé que peut-être si on revenait pour 5 ans, lentement mais sûrement, mais comme tu le sais la réaction a été très positive. Et pareil au Canada. Un peu aux Etats-Unis aussi, mais nous n’y avons pas été autant. Alors oui on a eu beaucoup de chance.

ACS:
Et maintenant une question facile : Quel est
votre artiste de country favori ?
Julien : Carol Dawn Johnson pour moi.
Simon : Je dirais les Dixie Chicks sans hésitation.
Paula : Je dirais un mélange des Dixie Chicks et de Keith Urban.
Lee : Idem.
Paula : En fait non, j’aime vraiment Dolly Parton alors je dirais Keith et Dolly.
Simon : Bah voilà c’était un mélange.
ACS:
Vous allez vous produire en France pendant
le festival de musique country à
Simon :
Lee : Dingue dans le bon sens.
Simon : Oui, dingue dans un très bon sens.
Lee : Il dit dingue, ce qui veut dire bien en Australie.
Simon : C’est comme, ils explosent, ils sont à fond dedans, on voit des gens qui chantent avec nous. Peut-être qu’ils ont acheté le CD sur internet ou quelque chose.
Lee :
Ça établit une base de fans. Dans une autre partie du pays et nous aimons vraiment jouer, chanter et voir les premières réactions des gens. C’est hors de prix. Et on ne peut jamais retrouver cette première réaction. Quand on joue dans un endroit pour la première fois, on aime vraiment beaucoup.
Paula : Et la file pour rencontrer les fans à la fin du concert : une heure et demie ! C’était fantastique, alors nous espérons que Salvagny sera tout aussi mémorable, et nous pensons que ce sera le cas.
Simon : Il paraît que c’est un gros festival.
ACS: Oui, c’est un gros festival ici.
Simon : C’est génial d’être aussi près de Lyon, on m’a beaucoup parlé de Lyon, la 2e ville de France, alors ça fait plaisir de la voir, enfin.
ACS:
Il y a-t-il une chance qu’on vous revoit en
Europe dans les années à venir ?
Simon : Nous ?
Lee : Oui.
Simon : Il faudra nous éjecter, nous renvoyer à la maison !!
Lee : C’est génial parce que l’été Australien est votre hiver, et votre été est notre hiver, alors on a beaucoup de festivals pendant notre été.
Paula : Et vous aussi !
Lee : Mais pas autant pendant nos hivers. Alors nous sommes en Australie et puis nous venons ici. Et puis on rentre en Australie. C’est bien pour les tournées, nous n’avons jamais d’hivers, nous suivons l’été.
Paula : Et comme nous aimons le dire, puisque nous voyons toujours l’été, nous devenons tout ridés et bronzés.
Simon : Le Créateur aurait bien pu faire 3 étés, un Canadien, un français et un Australien, mais malheureusement l’été canadien est pareil que l’été français, mais bon qu’est-ce qu’on y peut ?
Paula : Aucun problème.
Simon : C’est assez bien.

ACS:
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un
qui souhaite être chanteur aujourd’hui ? En particulier chanteur country ?
Simon : C’est une bonne question.
Julien : Je dirais de ne pas avoir peur de jouer sa propre musique.
Lee : Ouais.
Julien : Il y a beaucoup de groupes qui font des reprises, vous voyez ce que je veux dire ? Pas qu’il y ait quelque chose de mal à faire des reprises, mais il ne faut pas avoir peur d’écrire sa propre musique et de la jouer.
Simon : Il ne faut pas avoir peur, je pense que beaucoup d’entre nous, particulièrement en Australie, nous sommes tellement obsédés par l’obtention d’un contrat avec une maison de disques qu’on perd la vision de ce qu’est la musique. Il faut y aller, travailler, faire des concerts sans cette obsession pour le contrat. Qu’on pourrait obtenir, ou non.
Lee : Oui, parce que si ça arrive, ça arrivera au bon moment, mais il faut se concentrer sur la musique et y aller, jouer. Je pense qu’on prend de l’expérience en y allant, en faisant des concerts et en jouant.
Simon : Il ne faut pas avoir peur d’être indépendant.
ACS:
C’est une bonne nouvelle. A chaque interview
avec un artiste je lui demande ce qu’il pense d’une autre personne, dans votre
cas ce sera un chanteur de country. Alors que pense Jetty Road des
Dixie Chicks ?
Lee : On les hait ! En fait non…
Paula : Elles sont magnifiques, elles chantent très bien ensemble, et nous aimons la manière dont elles composent leur musique.
Lee : Elles ont confiance en elles, c’est ce que nous aimons. Elles sont des femmes confiantes et sûres d’elles, et c’est vraiment cool, je pense. Ca se ressent dans leur musique, et surtout dans leur manière de vivre. Oui, elles sont excellentes.
Simon : Oui, elles sont mes préférées, elles ont un son très profond, des harmonies et le mélange des instruments, le violon (fiddle)… C’est génial.
Paula : Je pense, quand elles composent leurs chansons et les chantent, elles le font pour la chanson en elle-même, et pas tellement pour les 3 femmes sur scène. Parfois les personnes sur scène chantent toutes ensemble, mais les Dixie Chicks, pas tellement, bien sûre la chanteuse principale chante beaucoup seule et les autres filles la rejoignent et c’est ce que j’aime vraiment avec les Dixie Chicks.
ACS:
Qu’est-ce qu’on peut espérer pour votre
avenir ?
Paula : Nous voulons conquérir le monde.
Simon : Nous voulons continuer à faire des tournées et à construire notre public, et on espère continuer à être heureux à la fin de la journée, vendre quelques albums…
Lee : Gagner notre vie ! Nous voulons gagner notre vie en faisant ce que l’on fait. Je pense que n’importe quel musicien aimerait pouvoir écrire sa propre musique et la jouer et gagner sa vie ainsi, et nous aimons faire ce qui nous rend heureux. Et ceci nous rend heureux.
Simon : Et si ça continue on pourrait avoir un hélicoptère, ce serait génial.
Lee : Un avion privé !
Simon : Ou un hélico
ACS:
Pouvez-vous dire quelques mots à vos fans ?
Simon : Je dis bonjour, vous êtes géniaux, vous les français vous êtes les meilleurs.
Lee : On s’amuse tellement ici et on se sent très bien accueillis en France et merci beaucoup de venir nous voir à nos concerts, et d’acheter les albums, et nous espérons pouvoir revenir très bientôt.
Julien : Et vous vivez dans la meilleure partie du monde.
Lee : Oui, c’est vrai.
Simon : Est-ce que vous pouvez greffer votre culture sur la notre, parce que votre culture ici, la manière dont vous appréciez la vie, c’est spécial.
Remerciements à :
Jetty Road
Nous vous rappelons que vous pouvez retrouver les dernières infos concernant le groupe Jetty Road sur leur site internet :
Septembre 2009
contact@americanculturescope.com







