Interview avec Eric Church
L'été passé, le temps des festivals s'en est allé.
L'année 2009 aura vu la venue en France de l'auteur compositeur qui monte outre
atlantique, Eric Church, Sinners like me,
Carolina, l'artiste prend le temps
d'accorder une interview à Sheppard, une interview exclusive Country Music
Planet.
L’interview est disponible en podcast et en version
manuscrite.
Retrouvez l'interview en audio sur le site de
CMP Radio.

Version Manuscrite
:
Country Music
Planet:
Tout
d’abord merci de nous accorder du temps pour cette interview, je sais que vous
être très occupé.
Country Music
Planet: Pour
ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous
vous présenter en quelques mots ?
EC:
Je pense que je suis un artiste qui croit en… qui croit dans le
fait de faire des bons disques, je crois dans le fait de faire des chansons qui
soient le miroir de qui je suis.
Je viens de la Caroline du Nord, c’est un endroit… Une petite ville, très
similaire aux petites villes d’ici. C’est un endroit où l’honnêteté était
importante, le travail était important, la foi est importante, la famille est
importante. Je retranscris toutes ces valeurs dans mes chansons.
CMP:
Comment décririez-vous votre musique que
vous jouez ?
EC:
Je suis un chanteur authentique. Je ne suis
pas sûr que beaucoup de
personnes pourraient faire ce que nous faisons, c’est vraiment unique. Je dirais
que c’est une combinaison entre la country traditionnelle et du rock’n’roll pur
et dur. Nous mélangeons tout ça et nous prenons tout ce qui en ressort.

CMP:
D’où vient votre influence en termes de musique
?
EC:
J’ai grandi dans un foyer très diversifié. Ma mère était très
country musique et bluegrass et mon père Mow-town et R’n’B et je me suis comme qui
dirait tracé mon chemin à travers tout ça.
Mes chanteurs compositeurs préférés Kris Kristofferson et Bob Singer,
Merle Haggard, je pourrais continuer la liste encore et encore et les citer
pendant des jours et des jours. J’adore chanter les succès de ces chanteurs
compositeurs.
J’ai également des disques d' AC/DC et Metallica que vous pourrez
d’ailleurs entendre dans nos shows.
CMP: Que
préférez-vous entre : écrire une chanson, chanter en public ou enregistrer un
nouvel album ?
EC:
Je pense qu’écrire… qu’écrire une chanson est ce que je fais le
mieux, je suis un auteur de chansons. Il n’y a rien de mieux que d’écrire une
chanson que vous allez jouer lors d’un show et d’entendre tout le monde la
chanter, je pense que c’est… C’est une combinaison de ces 3 choses mais pour
moi tout commence avec une chanson. Sans le processus d’écriture les 2 autres ne
seraient pas possibles.
CMP:
Votre 1er album "Sinners like me" (t.f. “des
pécheurs comme moi”) vous montre sous les traits du
"Regular Joe", quelqu’un en
qui tout le monde peut se reconnaître. Est-ce le secret de votre succès ?
EC:
Je ne sais pas si c’est le secret de mon succès. Je pense que la
meilleure chose que l’on puisse faire est de chanter sur qui l’on est et sur ce
qu’on connait. Et je pense si on s’éloigne de ça, on devient quelqu’un qu’on
n’est pas et c’est là que les problèmes commencent. C’est pourquoi c’est si
simple pour moi, je suis qui vous voyez, je suis qui je suis et j’essaie de
faire de la musique à partir de cela.

CMP: Parlons
maintenant de votre dernier album "Carolina", que représente-t-il pour vous ?
quelle est l’histoire de cet album ?
EC:
Cet album est plus personnel que le 1er. Je pense qu’il est par ce
fait plus facile à écouter. J’adore "Sinners like me", notre 1er
album car il était un peu, un peu agressif et il parlait beaucoup des mauvaises
choses. "Carolina" est beaucoup plus facile à écouter… j’ai quelques années de
plus, je suis à présent marié… Je pense qu’avec cet album vous avez une image
un peu plus intime de ma vie. D’un autre côté ce n’est pas non plus un album
sirupeux car nous y avons mis une touche de rock. Comme dans le 1er
album nous avons ajouté des sons forts également.
CMP:
Avez-vous un titre préféré dans cet album ? Si oui, pourquoi ?
EC:
Ma chanson préférée est celle qui a donné son titre à l’album
"Carolina". Peu importe si vous êtes de cet état ou non, vous pouvez être de
n’importe où… elle parle de là où on se sent chez soi et de ce moment où votre
foyer vous manque. Tout le monde peut se retrouver dans ce sentiment.
Cette chanson provient de ce sentiment de solitude que j’ai éprouvé en
tournée. Nous étions dans l’état de Caroline du Nord mais je n’ai pu retourner
chez moi car le temps manquait.
J’aime assez ressentir ce sentiment et je pense que cette chanson le
reflète bien.
CMP:
Oui on peut le sentir.
EC:
Merci.
CMP:
Vos chansons sont pleines de
messages positifs est-ce quelque-chose d’important pour vous
?
EC:
à nouveau je vais dire que… Que le fait d’être qui tu es est
important…
Je suis quelqu’un d’optimiste, je suis toujours prêt mais je suis aussi la
1ère personne à laisser échapper une larme quand il le faut.
Cela peut être drôle également. Mais c’est vrai que nous essayons de
toujours apporter une note positive à nos chansons. C’est le reflet de qui je
suis.
CMP:
Comme vous nous l’avez dit vous êtes un
compositeur de chansons, pouvez-vous nous expliquer comment vous écrivez une nouvelle chanson ?
EC:
Cela commence généralement… pour moi je commence toujours avec une
idée ou une trame ou quelque chose que j’ai vu ou observé. J’essaie de me baser
sur ça et c’est toujours hallucinant de voir que la mélodie vient toute seule.
Vous laissez juste la chanson être la chanson, vous laissez la chanson vous
émouvoir, vous atteindre.
Donc en vérité et pour résumer, je dirais que je pars d’une très bonne idée,
un très bon refrain ou quelque chose qui fait se développer la chanson
naturellement.
CMP: Qui
est votre artiste de musique country préféré ?
EC:
C’est une question très difficile. Artiste présent, passé ou en
général ?
CMP:
En général.
EC:
En général…
CMP:
Et ne me dites pas Johnny Cash ...
EC:
Je dirais… c’est très difficile de répondre…
Je citerais Chris Crystal en premier car il représente beaucoup pour moi en
tant qu’auteur. Il n’a pas seulement écrit pour la country mais pour beaucoup
d’autres styles de musique également. Je dirais également Waylon Jennings, j’aime tout ce que
Waylon Jennings a fait. C’est du Waylon Jennings. Peu importe
le tempo des chansons, c’était toujours du Waylon Jennings. J’adorais la
splendeur de son son.

CMP: Quelle est votre relation avec Terri Clark
?
EC:
Ah Terri Clark, je lui ai écris une chanson, je la connais, on a
fait quelques show ensemble. Elle continue d’ailleurs de chanter
"The world
needs a drink" (t.f. "Le monde a besoin d’un verre"
). On s’entend bien, nous
avons de bonnes relations de travail.
CMP: Vous
allez bientôt vous produire pour ce festival. Que représente cet événement
pour vous ?
EC:
C’est vraiment génial car nous avons la chance de … c’est la 1ère
fois que nous jouons à l’étranger. Nous avons donc la chance de pouvoir jouer
les chansons qui ont été des succès aux USA, nous avons la chance de les faire
connaitre au monde.
Je pense qu’il y a un vaste monde autour de nous et que trop souvent
nous l’ignorons, surtout dans la musique country.
Je pense qu’il y a des gens comme nous partout et pas seulement qu’aux
Etats-Unis mais dans le monde entier. J’aime avoir cette chance de pouvoir
gouter à ça et donner aux gens la possibilité d’écouter ma musique et de donner
aux gens la possibilité de ressentir ma musique dans un festival comme celui-ci.
CMP:
Pouvons-nous espérer vous voir plus souvent en Europe dans les années à venir
?
EC:
Et bien nous y travaillons. Nous avons des rendez-vous médiatiques
au Royaume-Uni et quelques shows et nous essaierons de revenir peut-être plus
tard dans l’année pour faire un live acoustique.
Et nous allons essayer de revenir pour jouer lors de ce festival avec le
groupe en entier l’année prochaine.
CMP:
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui aimerait devenir un
chanteur de musique country ?
EC:
à nouveau je dirais qu’il faut rester soi-même. Je pense que trop
souvent les personnes qui entrent sur le marché le font pour devenir célèbre ou
pour faire de l’argent. C’est une mauvaise raison pour faire ça. Je pense que tu
deviens chanteur car tu ne sais rien faire d’autre dans la vie. C’est ton avenir
et c'est ce que tu feras,
que cela te rapporte de l’argent ou non. C’est le conseil que
je donnerais.
Je conseillerais à quiconque à cette flamme qui brûle au fond de lui, de
devenir chanteur, mais uniquement si c’est vraiment quelque chose qui est en lui.
CMP: À chaque fois que j’interview quelqu’un, je lui demande ce qu’il ou elle pense
d’une autre personne, pour vous il s’agira d’un chanteur de musique country :
que pense Eric Church de Sara Evans ?
EC:
Sara Evans ? J’adore
Sara Evans. Nous
avons en fait joué souvent ensemble lors de concerts. Sara est une personne très
sympathique. J’adore la voix de Sara, son groupe… je les adore. Vous auriez pu
choisir une personne que je n’aimais pas et je suis très content que vous l’aillez
choisi elle.

CMP:
Que pouvons-nous vous souhaiter pour le futur
?
EC:
Je pense que la chose la plus importante que vous puissiez me
souhaiter, bien que je n’ai pas à dire à d’autres personnes ce qu’ils doivent me
souhaiter, mais donc je souhaiterais que l’on puisse continuer à faire des
disques à succès, je dirais même continuer à produire de bons albums, top
albums, et de se mettre à finir les titres que nous n’avons pas encore sortis
afin que vous puissiez les écouter, toutes les chansons mises de côté…
C’est mon travail de faire ça et votre travail de venir aux concerts et de
les chanter.
CMP:
Pouvez-vous dire quelques mots à vos fans ?
EC:
Oui, un grand merci.
Nous ne serions pas là sans nos fans. Pas seulement parce qu’ils achètent
nos disques et s’imprègnent de notre musique mais aussi parce qu’ils entraînent
avec eux d’autres personnes. C’est une des choses les plus géniales que nous
puissions avoir. Ils prennent votre carrière comme si c’était la leur et parle
de vous autour d’eux. En quelque sorte ils recrutent de nouveaux fans. C’est
vraiment génial pour les artistes.
CMP:
Merci pour cette interview.
EC:
Merci. à vous.
Remerciements
à :
Eric Church
Nous
vous rappelons que vous
pouvez retrouver les dernières infos concernant Eric Church sur son
site internet :

01/11/09
American Culture Scope